10/05/2012

D'AUTRES FORMES DE PRODUCTION

http://www.filmsenbretagne.com/Actus_recentes_Ces_associations_qui_produisent_des_films...-1099-428-0-0.html?q=atelier%20d%27aran&

    • PRODUCTION

    • Ces associations qui produisent des films...

    • publié le 06/03/2012
        • Entre la production, qui est le fait de sociétés dites « commerciales », et la diffusion culturelle, qui est celui d’associations « sans but lucratif », se niche un tiers secteur, ayant vocation à produire des films, et à en diffuser, tout en revendiquant le statut associatif. Nous en avons rencontré quelques-unes en Bretagne, pour savoir ce qui motivait ce fonctionnement.
        •  

              Elles ont pour nom l’Atelier d’Aran, Les choses du Kolkhoze, ou Treiz à Rennes, Ty Films en Centre-Bretagne, Canal Ty Zef à Brest... Leurs fondateurs sont souvent des réalisateurs, qui se regroupent pour mutualiser des expériences et du matériel. « Le besoin s’est fait sentir avec la disparition des équipes, et donc de l’esprit d’équipe, le réalisateur se retrouvant de plus en plus souvent seul avec sa caméra » explique Antoine Tracou, fondateur avec Ariel Nathan de l’Atelier d’Aran. Sortir de l’isolement, du « chacun pour soi », l’association permet de se regrouper par affinités, de créer de la connivence, d’assouplir la frontière entre amateurs et professionnels, de faire se croiser des générations de réalisateurs et de techniciens... Un réalisateur peut ainsi trouver un collectif, un cadre dans lequel il va mûrir un film. Sans forcément passer par les fourches caudines de l’écriture, avec la liberté de faire le film sans autres moyens que l’entraide, ou encore de pouvoir abandonner. Maïté Fraeye, cofondatrice de Treiz : « Les contraintes de la production classique ne se réduisent pas seulement à l'écriture, c'est le fonctionnement entier qui ne nous est pas adapté, comme par exemple le fait qu’il n’y ait qu’un réalisateur, alors que nous voulons revendiquer un film collectif, sans rôles prédéfinis. Un fonctionnement associatif permet d'être plus libre politiquement. »

              « L’atelier d’Aran fait des films pour des associations ou des petites collectivités qui n’auraient de toute façon pas les moyens de réunir un financement normal»,  précise Antoine Tracou. C’est donc pour quelques milliers d’euros qu’il réalise actuellement  un 12 minutes de sensibilisation au développement durable pour une commune bretonne. « C’est presque du militantisme ! » Il s’agit aussi de se démarquer des structures spécialisées dans le film institutionnel, en proposant une approche plus culturelle, plus sensible, « avec notre expérience et notre regard de réalisateurs de documentaires ».

              « Nous nous sommes posés la question : comment produire les films que nous voulons réaliser ?", indique Maïté Fraeye. "Nous faisons des courts métrages que nous portons par passion : fictions, expérimentaux, documentaires, et aussi des performances live... que nous ne pourrions pas faire dans le cadre de sociétés de production. »

              Dans Les choses du Kolkhoze, à Rennes, on cherche aussi à échapper à la lourdeur du processus classique. « Tu as une idée ? Réalise-la ! » lance Toto Pollux, cofondateur de l’association, « une idée simple de préférence, et un projet qu’on n’appréhende pas tout seul. En groupe on se motive, on met des choses en commun ». Les choses du Kolkhoze ont acquis du matériel, et chacun des sept membres, des professionnels et des amateurs, met le sien à la disposition du collectif. « L’objectif est d’expérimenter, entre vidéo, photo et son. Nous venons de finir La grande distribution, réalisé par Emmanuelle Lacosse, avec une aide du FACCA qui nous a permis de payer entre autres un vrai mixage. C’est un film expérimental à base de photos, et dont la bande son a été entièrement composée».  Éligible au guichet « Projets innovants » du fonds d’aide, ce type d’association est un outil propice aux tâtonnements et à l’expérimentation.

              À noter que toutes ces associations s’investissent aussi sur le terrain de la diffusion, et pas seulement de leurs propres films. Il s’agit de provoquer des rencontres, d’échanger des compétences et des idées, sous forme de soirées de projection, voire d’un programme de plusieurs jours, comme celui que concocte annuellement Ty Films à Mellionnec, ou Canal Ty Zef lors de son Festival Intergalactique de l’Image Alternative, à Brest.

             Il est intéressant de voir comment les acteurs du territoire inventent des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent. Au moment où l’environnement socio-économique se durcit, il est plus que jamais important que les professionnels et les créateurs se fédèrent, échangent, mutualisent, pour redonner sans cesse, selon une expression par laquelle se définit Les choses du Kolkhoze, "un nouvel élan à la création".

          Serge Steyer

          Illustration: Les choses du Kolkhoze
           

01/05/2012

PROJECTION LES YEUX DE L'OUÏE

"Le Bonheur…Terre promise"

Un film de Laurent HASSE 

Mardi 22 mai 2012 à 20H30  à l'IECA, 10 rue Michel Ney - Nancy - Entrée libre
Après un accident qui lui a un temps fait craindre de perdre l’usage de ses jambes, le réalisateur décide de traverser la France à pied,
de la frontière espagnole à la mer du Nord, en suivant la «méridienne verte».
Seul, avec un sac à dos et une petite caméra,
Laurent Hasse chemine de rencontres en rencontres,
guidé par le hasard et un questionnement lancinant : finalement, qu’est-ce que le bonheur ?

19/04/2012

FESTIVAL CAMERA DES CHAMPS

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DOCUMENTAIRE SUR LA RURALITE
www.villesuryron.com
14ème édition - Du 23 au 27 mai 2012
Ville-sur-Yron (Meurthe-et-Moselle)

Cameras.pdf

07/03/2012

FILMER LE POUVOIR

Dans le cadre du cycle "Filmer le pouvoir" qui inaugure les Mardis du doc 2012

les YEUXDELOUIE et la SAFIRE

vous invitent à une projection / débat

Mardi 13 mars 2012 

autour du film

"Le Président"
de Yves Jeuland (1h38 , 2010)

 

21 mars 2010. Georges Frêche est réélu dans son fauteuil. En Languedoc, il est "le Président". Six mois durant, au fil d’une campagne ébouriffante et captivante, la caméra d’Yves Jeuland ne le quitte pas : dans le secret des conciliabules et les fins de banquet, face aux ténors des médias, dans son bureau, dans sa voiture, au saut du lit comme au bord de sa piscine. Georges Frêche se révèle un formidable animal politique, un grand acteur rabelaisien, matois et provocateur. Sans complaisance ni faux semblants, il est filmé en liberté. Comédie humaine violente et jubilatoire, drôle et impitoyable, ce film est une passionnante leçon sur la chose publique et les jeux du pouvoir.

>>> à 20h00 à l'IECA - 10 rue M. Ney - Nancy - Entrée libre

>>> Plus d'infos sur http://www.lesyeuxdelouie.com

09/02/2012

DOCUMENTAIRE EN DANGER

A l'initiative du groupe "Auteurs en région" de la commission audiovisuelle de la Scam,
un appel est lancé pour plus de visibilité du documentaire sur France 3 Régions.
http://www.lorrainenumerique.net/index.php/smallnews/deta...

La liste des premiers signataire est là :
http://www.sauvonsledoc.net/spip.php?article15

Sur ce dernier site, vous trouverez des tas d'informations sur le sujet!

 

Vous trouverez ci-dessous un mail redirigé par Films en Bretagne:


Bonjour chers amis,

comme vous le savez sans doute, les films documentaires ne sont plus diffusés sur les antennes de France 3 le samedi après midi.Ils sont aujourd'hui relégués en troisième partie de soirée, dans la nuit du mercredi au jeudi... Du coup, le groupe "Auteurs en région" de la commission audiovisuelle de la SCAM, dont je fais partie, a décidé de lancer cet appel. Il s'agit de défendre notre travail.
Merci pour votre soutien !

Brigitte Chevet
www.brigittechevet.fr
 


Appel pour la visibilité du documentaire sur France 3 régions !

"Plus de région" dans les programmes de France 3, avait annoncé Rémi Pflimlin en arrivant à la tête de France Télévisions. Mais la grille de rentrée, en septembre dernier, en a fait la démonstration contraire !

Pour rendre invisibles les quelques 300 documentaires produits chaque année par les pôles régionaux, il aura suffi de les programmer, non plus le samedi après-midi comme précédemment, mais le mercredi en milieu de nuit. Ils y ont perdu la moitié de leur public. L'horaire annoncé, 23H50, n'est même pas respecté, la diffusion intervenant en réalité en moyenne 30 minutes plus tard. Quant à "La Case de l'Oncle Doc", émission nationale qui diffuse une cinquantaine de ces documentaires régionaux au national, elle n’est pas mieux lotie, le lundi vers minuit et demie.

Depuis le milieu des années 90, les stations régionales de service public, en coproduisant des documentaires en dehors de Paris, se sont honorées en jouant un rôle moteur dans la décentralisation de la production audiovisuelle en France. Avec leur dimension patrimoniale, mémorielle, citoyenne, des regards plus ancrés dans des territoires, ces films ont offert une diversité de tons, de sujets, de points de vue. Leur escamotage silencieux intervient alors que les Conseils Régionaux, à travers leur fonds d’aide à l’audiovisuel, subventionnent de plus en plus ces oeuvres, grâce aux impôts des spectateurs en Région, qui en profitent eux de moins en moins.
France Télévisions, lors du Fipa de janvier 2012, a publié un beau manifeste pour la défense du documentaire. Il y est annoncé qu’aucun des films de ce genre ne sera primo-diffusé après 23h30 sur toutes les chaînes du groupe. Visiblement, le cas de ceux produits en région a été occulté. Et dans la liste des auteurs qui suit cette déclaration, les noms de ceux travaillant pour ces cases “provinciales” ont été curieusement oubliés ! La création, la vraie, la seule digne d’être montrée serait-elle réservée à Paris ? Est-ce le message que le service public entend faire passer ?


Nous demandons en conséquence à la direction de France Télévisions:

- de la cohérence entre les discours et les actes

- une visibilité décente à ces films, au minimum en deuxième partie de soirée.


Réalisateurs, producteurs, amoureux du documentaire, signez cet appel en nous envoyant un mail à :
contact@sauvonsledoc.net

(merci de préciser votre fonction et pour les producteurs votre société)

www.sauvonsledoc.net

 

03/02/2012

AVIS

Sylvain Resling nous a quitté.

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La Safire et le CIL proposeront une rétrospective de son travail au printemps prochain, afin de lui rendre hommage.

INTERVIEW

Lien :

http://www.filmsenbretagne.com/Actus_recentes_En_passant_par_la_Lorraine...-1099-410-0-1.html

 

    • En passant par la Lorraine...

    • publié le 12/01/2012
        • Comment s’organisent les autres régions vis-à-vis de la décentralisation audiovisuelle ? Quelles structures, quelle place pour les professionnels de l’image ? S’il y a un bien un domaine où le développement régionale est inégal et varié, c’est celui-là. Après les années 90, qui ont vu émerger les toutes premières associations, les années 2000 et suivantes sont celles de la structuration, voire de la consolidation pour les plus avancés. Avec cette interview de Philippe Thomine, auteur et réalisateur de Nancy, membre du CA de la Safire Lorraine, nous commençons une série d’articles sur les régions françaises et leur organisation en terme d’audiovisuel et de cinéma.
        •  

          - BC: Comment sont nées les structures représentatives de l’audiovisuel en région Lorraine ?

          - Philippe Thomine: Vers 1990 s’est formé l’APRIL, une association à la fois de réalisateurs et de producteurs. Puis, d’un commun accord, en 2003, nous nous sommes séparés en deux associations distinctes, pour pouvoir siéger, avec nos propres représentants, au nouveau fonds d’aide régional créé alors. Cela fait maintenant plusieurs années que nous fonctionnons comme cela, mais l’idée d’une plus grande synergie, d’un Pôle Image régional revient avec insistance, c’est un vrai besoin. Il y a eu plusieurs tentatives en ce sens, mais l’éternelle rivalité entre Metz et Nancy n’a pas aidé à sa concrétisation. Depuis deux ans, cependant, le projet prend forme. Les élus régionaux nous ont demandé de nous fédérer dans une structure commune. C’est ce que nous avons fait en 2011, avec une nouvelle association, Films en Lorraine, ou FEL, regroupant producteurs, auteurs réalisateurs, et des diffuseurs indépendants, beaucoup de salles art et essai notamment. Nous nous sommes pas mal inspirés de Films en Bretagne, notamment des statuts, du système des collèges, et nous aimons beaucoup votre site !

          - Quelle est la configuration du paysage audiovisuel lorrain ?

          - Nous sommes moins nombreux qu’en Bretagne ! A la Safire, l'association des réalisateurs, nous avons une quarantaine d’adhérents auteurs et/ou réalisateurs, mais dont seulement une quinzaine vit de ce métier. Beaucoup sont sur des frontières floues, à cheval entre techniciens et auteurs. Il y a une dizaine de producteurs dont la moitié seulement fait du documentaire (certains irrégulièrement). France 3 Lorraine est active, avec une dizaine de docs par an. Une spécificité régionale, c’est TV Vosges, (ex-Images Plus d’Epinal), qui a une politique documentaire intéressante, même si elle est mal financée. Il y a aussi TV Mirabelle à Metz et d’autres télés locales. Un bureau d’accueil de tournage existe et est directement géré par la Région en interne.

          - De la fiction ?

          - Il y quelques cours métrages réalisés chaque année, mais la Safire a malheureusement peu de contact avec leurs auteurs souvent très jeunes. Philippe Claudel, réalisateur nancéien, a pas mal tourné dans la région, mais la production était à Paris. Nous avons eu une expérience marquante ici, le tournage d’un long-métrage initié par une boîte de production locale, à l’origine institutionnelle, qui, au bagout, a monté un gros projet, embauché des acteurs américains. Le scénario a été refusé par les lecteurs du fonds d’aide, dont la Safire, mais il a été aidé par un autre biais. Le résultat, The Hunters est sorti en 2010, et il a fait un four. Cette expérience souligne qu’il est important que les élus prennent l’avis des professionnels. Bref, le doc est dominant, et il y a très peu de films d’animation.

          - En avez-vous fini avec la guéguerre des capitales ?

          - Il y a un armistice autour de l’idée du Sillon Lorrain, une ligne de 160 km entre Thionville au nord et Epinal au sud, passant par Metz et Nancy. Ces pôles, reliés par autoroute et train, se veulent désormais complémentaires.  Epinal cherche à renforcer son identité dans le domaine de l’image. Il y a quelques boîtes installées là-bas, un studio de tournage, une société filiale de Gédéon qui numérise et vend surtout des images numériques, The Picture Factory. Nous voilà donc avec un embryon de Pôle Image ! Mais faut-il  mettre ce fameux pôle tout au sud ?  Nancy accueillerait bien le Pôle aussi, avec quelques atouts : d’abord le CIL, Centre Images Lorraine. C’est une cinémathèque régionale conservant photos et films, qui a aussi beaucoup de documents sur la sidérurgie, tout le fonds des vulcanologues Kraft... Mais il y a aussi France 3 Lorraine situé à Nancy, le centre audiovisuel de l’université qui est actif et enfin plus de boîtes et de réalisateurs...à titre personnel je penche plutôt pour Nancy, il est vrai que j’y habite ! Aux dernières nouvelles, Nancy et Epinal chercheraient à s’entendre, et Metz ne serait pas candidat, même s’il y a là-bas beaucoup d’actions autour de l’éducation à l’image.

          - Il y a-t-il un véritable intérêt pour ce Pôle de l’image chez les professionnels lorrains ?

          - Oui, cela intéresse tout le monde. Cela voudra dire plus de moyens pour notre secteur, pouvoir agir dans le domaine de l’information, de la formation et de l’animation du secteur audiovisuel. Chaque année, nous nous rencontrons à Gérardmer, au festival, et en 2011, c’était vraiment intéressant et réussi. C’est là que les élus ont reconnu le travail de FEL et nous ont proposé la création de ce Pôle, en partant dans un premier temps sur l’éducation à l’image. Maintenant, la forme définitive n’est pas encore tranchée. Est-ce qu’il s’agira d’un EPCC, établissement public de coopération culturelle, comme dans le Nord, ou bien une association qui fédère comme en Bretagne ? Après avoir rencontré l’ancien directeur de FEB, Serge Steyer, nous les réalisateurs penchons plutôt pour une fédération, qui permet aux professionnels de rester au centre du processus. Même si on a bien conscience que c’est une charge plus lourde sur nos épaules. Cela fera partie des choix à faire en 2012, année « de préfiguration » où le futur Pôle va pouvoir engager deux salariés. Un comité de pilotage est mis en place avec des membres du CA de FEL, ouvert à de nouveaux collèges (techniciens, festivals) et des représentants de la Région, de la Drac et des partenaires locaux.

          - Est-ce que pour vous la Région est la bonne échelle de développement et de réflexion ?

          - Oui, sans conteste, même si nous avons développé un partenariat privilégié avec les professionnels d’Alsace, avec qui nous publions en commun la Lettre du Grand Est. Nous avons un dialogue avec la Bretagne également. Les villes ou les départements, sauf exception, sont absents du débat audiovisuel ou cinématographique. La Région est la bonne échelle, car le fonds de soutien est très structurant. C’est là qu’il faut dialoguer. Par exemple, l’aide à l’écriture vient d’être supprimée de manière unilatérale, au prétexte que certains projets ne voient pas le jour. Nous allons essayer de défendre son rétablissement. Mais au niveau politique, nous nous sentons soutenus globalement. Même si les politiques n’ont pas toujours conscience de l’extrême centralisation de l’audiovisuel en France, ils ont envie qu’il se passe des choses ici, qu’on y tourne des films.

          - Comment voyez-vous l’avenir ?

          - Tout est fragile. Ceux qui dépendent de France 3 Région notamment doivent se diversifier, soit vers d’autres créneaux de diffusion (cable, web, etc…), soit vers le reportage, ou encore travailler sur Paris. C’est un peu ce que réussit à faire Dominique Hennequin de Nomades TV, le président des producteurs, en allant vers le Grand Reportage. Mais c’est rare. Il faut avancer pas à pas. Nous avons conscience de la complexité de la chose et d’être peu nombreux ici.

          - Est-ce que d’autres institutions comme la Scam pourraient vous aider ? Les syndicats de producteurs ? Le CNC ?

          - Bien sûr, plus nous jouons la carte de la coopération et la complémentarité, plus nous pourrons avancer en évitant de tomber dans les chausse-trappes. L’Ina Grand-Est est présente, la Scam semble vouloir s’intéresser plus aux auteurs en région et c’est tant mieux.  Mais nous ne sommes pas sûr que d'autres institutions comme le CNC ou les syndicats de producteurs souhaitent vraiment développer la décentralisation culturelle. Le CNC donne plutôt des signes en sens inverse. L’existence de Pôles Images en Région, surtout si, dans l’avenir, ils agissent en commun, pourrait être un atout pour militer dans le sens de la décentralisation, comme vous avez déjà su le faire en Bretagne !

          Propos recueillis par Brigitte Chevet

          Photo: les professionnels de l'audiovisuel et du cinéma de Lorraine, réunis à Gérardmer en 2011, pour décider de la création d'un pôle images lorrain.

APPEL A FILMS

CAMERAS DES CHAMPS

 

14ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DOCUMENTAIRE SUR LA RURALITÉ - VILLE SUR YRON (54)

 

Caméras des Champs

14th international competition of documentary videos related to rurality - Ville sur Yron (France)

Du 23 au 27 mai 2012 / From 23 till 27 May 2012

APPEL A FILMS - RÈGLEMENT DE LA COMPÉTITION OFFICIELLE
The regulation of the competition of documentary videos

La 14ème édition du festival international du film documentaire sur la ruralité se tiendra du 23 au 27 mai 2012 à Ville-sur-Yron (Meurthe-et-Moselle). Si vous souhaitez proposer un documentaire pour la compétition officielle : Cameras2012-appel.pdfCameras2012-regulation.pdf

The 14th edition of the international festival of documentary films related to rurality will be held in Ville-sur-Yron from 23 till 27 May 2012. You will find the regulation of the competition in attached files.

Informations :

Tél. : +33 (0)3 82 33 93 16 ou +33 (0)3 83 84 25 21
Email : luc.delmas@free.fr ou sandrine.close@pnr-lorraine.com
Web > www.villesuryron.com

LA SCAM

Bonjour à tous ceux de l'interrégional !

    ce petit mot pour vous dire qu'à la Scam, un groupe d'études consacré aux auteurs en région vient d'être créé, en septembre dernier. C'est la première fois et c'est une bonne chose, dans la ligne de la nouvelle direction qui souhaite se rapprocher des adhérents en y créant une véritable maison des auteurs. Ce groupe a pas mal de projets, mais pour commencer par le plus urgent, il se saisit du changement de grille des docs en région, qui sont passés du samedi après-midi au mercredi soir très tard. La diffusion annoncée à 11h50 arrive généralement à minuit et quart. Le chiffre des spectateurs est en chute libre, même si les parts de marché de l'audience sont plutôt meilleures. Mais tout cela reste à valider et réfléchir. C'est Patrick Cazals et Robin Hunzinger qui se chargent de ce travail. Si vous disposez d'informations utiles, de réflexions, merci de leur transmettre ( mail en copie).

    D'autre part un questionnaire sur les auteurs en région va être envoyé prochainement aux adhérents Scam, pour mieux cerner leur situation et leurs préoccupations. Nous vous tiendrons au courant du timing et comptons sur votre relais pour sensibiliser vos collègues à l'utilité de cette démarche.

    A bientôt, bien cordialement,

Brigitte Chevet

(Films en Bretagne)

04/10/2011

RETOUR SUR LE OFF SHORT

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Les 23, 24 et 25 septembre 2011 a eu lieu le festival Off Short à Cayeux-sur-mer. Historiquement il était organisé en parallèle du festival de Groland. Et il essaie d’y survivre. Il y a des problèmes de subventions, de communication… mais il existait cette année encore pour sa troisième édition.

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Ce festival est libre d’inscription, sans sélection, gratuit et sans prix. C’est un espace où l’on peut diffuser ses films et potentiellement y rencontrer un public. Il faut néanmoins y venir muni de son espace de diffusion.

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Et cette année, j’ai décidé d’aller présenter mes films. Et je les ai tous amenés. Toute ma production de l’année était là. Une douzaine de clips de concert et mon premier long métrage autoproduit. Je n’ai pas investi dans l’espace de diffusion et je suis arrivée avec ma tente de camping en y installant la télé et le lecteur dvd du salon. Le premier soir je n’avais pas fait plus d’effort de décoration. Voyant le peu d’effet que faisait ma tente sur le public, je décidai dès le lendemain, après une soirée de déprime, de trouver une astuce. Je faisais un jeu de piste depuis l’entrée du festival pour conduire les passants vers ma tente avec des petits mots écrits sur des feuilles de mon bloc note.

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La tente n’était définitivement pas un bon espace de diffusion. Il faut se baisser et entrer et donc s’impliquer en tant que spectateur, et majoritairement, les spectateurs préfèrent papillonner d’une structure à l’autre (en ce qui concerne les petites structures). J'ai pris une leçon de mise en scène. La chaise est la clef de tout. Elle est une invitation suffisante à rester, plus qu’un « je vous en prie, entrez ».

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Ma deuxième leçon a été que le format long métrage ne convient pas à ce type de lieu. Et puis dans la tente il fait chaud. Et puis, j’ai pas eu de chance, c’est comme ça. Mais le manque de chance, c’est douloureux.

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Enfin, mes voisins étaient sympas et j’ai fait de belles rencontres. Mais même si j’étais contente pour eux, mon bon cœur était un peu pincé. Ils avaient du monde, ils étaient bien placés, gentiment l’un d’eux m’a dit que « nul n’est prophète en son pays ». D'être belge lui conférait un certain exotisme. D’ailleurs il m’a confié qu’il n’essayait même pas de faire des festivals en Belgique. J'ai médité là-dessus.

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J’ai quand même eu quelques spectateurs, attentifs. Quelques curieux sont venus discuter. Une dame m’a demandé si je n’avais pas d’image à donner. Elle pensait à une carte, un fly, que sais-je, je devais donner quelque chose… j’avais pourtant amener des films. C'est comme si l’entrée libre, la gratuité induisait un rapport particulier au spectateur, il est dans une position de consommateur, il fait son marché etles films sont les produits. On vient, on se sert, c’est facile et ça peut induire un manque de considération pour tout-ce-que-ça-représente-comme-travail-de-faire-un-film.

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Et puis il y a eu ce que j’appelle de la concurrence déloyale avec les cinémas itinérants qui ont les belles structures attractives (type bus, roulotte) et qui raflent le public il faut bien le dire et qui pour quelques unes d’entre elles ne présentaient pas leur propre production. Alors je trouvai ça injuste pour ceux qui présentaient leur travail. Mais évidemment je n’aurais peut-être pas ce regard si j’avais eu un public incroyable. Naïvement, je n'avais pas pensé que les festivaliers seraient en concurrence. Je pensais que le principe du festival laissait sa chance à tout le monde. La chance est d’y être sans condition, mais y être n’est pas suffisant, il faut convaincre.

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L'ironie du sort a voulu que j'ai eu autant de public que dans les concerts que j'ai filmé. Le rock indépendant, le groupe en tournée qui ne rencontre pas son public. Finallement tout ça se tient et est d'une grande cohérence. Avec peu de moyen et à l'arrache. Faire avec ce que l'on a.

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La morale de cette morale c'est que ce fut une expérience enrichissante qui m’a permis de dégager quelques règles :

      Le spectateur qui n’entre pas tout de suite, ne revient pas. C’est une constante.

       La chaise est la clef pour que quelqu’un s’assoie devant votre film

      Il faut être attractif

      Présenter des films courts

-       Quel que soit le projet de base du festival, il n’y a pas d’égalité (décidément, il ne doit jamais y en avoir), le principe du festival induit la concurrence, alors il faut jouer des coudes, c’est chacun pour sa gueule.

-       La tente est vraiment le pire lieu de diffusion, le coffre d’une voiture avec trois chaises devant fonctionne mieux.

-       Ne venez pas seul, votre propre solitude fait flipper le spectateur. Il n’a pas nécessairement envie d’avoir à faire à vous, il vous évite.   

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      La morale de cette morale... Connaissez-vous la chanson?